Le territoire

Un bassin versant est un espace géographique alimentant un cours d’eau et drainé par lui. Il est délimité par les frontières naturelles que sont les lignes de crêtes ou lignes de partage des eaux.

Le bassin versant du Vistre et les nappes Vistrenque et Costières

Le territoire de l’établissement public territorial de bassin Vistre Vistrenque correspond au bassin versant du Vistre et de ses affluents : Rhôny, Cubelle, Buffalon, Canabou, pour les principaux.

Mais aussi notre territoire englobe également les nappes d’eau souterraine – ou aquifères – de la Vistrenque et des Costières. Le réservoir des nappes Vistrenque et Costières s’ennoie sous les étangs littoraux et s’étend jusqu’au littoral – et même au-delà. 

La configuration géographique du Vistre peut être assimilée à une vaste plaine alluviale, bordée de coteaux à fortes pentes, les Garrigues au nord, les Costières au sud. Le Vistre, d’une longueur de 46 km, constitue la veine centrale du bassin. 

La plaine du Vistre et de la Vistrenque

Avec une faible pente inférieure à 1 %, l’altitude de la plaine du Vistre varie de 40 mètres à Nîmes à moins d’1 mètre au sud-ouest, dans les étangs de Petite Camargue.

les Costières

Le plateau des Costières s’élève de 80 à 100 mètres d’altitude, avec pour point culminant le Puech de Dardaillon (146 mètres) à Générac. Il s’agit du premier relief depuis la mer Méditerranée.

Les côteaux des Garrigues

Les côteaux des Garrigues varient de 150 à 250 mètres d’altitude. Ponctués de collines et de bassins, ils sont caractérisés par des pentes fortes dépassant souvent 15 à 20 %.

La Vaunage

La Vaunage est une plaine d’effondrement d’environ 50 km².Elle est délimitée par des collines et plateaux calcaires qui culminent entre 150 et 210 mètres d’altitude. Variant de 30 à 60 mètres d’altitude, la plaine, est traversée par le Rhôny qui draine de nombreux ruisseaux et valats.

Le territoire du bassins versent du Vistre et des nappes Vistrenque et Costières 

Le Vistre et ses affluents

Le Vistre prend naissance sur la commune de Bezouce, au nord-ouest de Nîmes. Il longe les Garrigues au nord et à l’ouest, et les Costières à l’est et au sud.

Il s’écoule dans la vallée de la Vistrenque sur un linéaire de 46 km, puis atteint la Petite Camargue (ou Camargue Gardoise) où il se jette dans le canal du « Rhône à Sète ».

Au niveau de la confluence avec le Rhôny, au Cailar, le Vistre draine un bassin-versant de l’ordre de 480 km².

Le Vistre est caractérisé par une pente moyenne de 0,1 à 0,2 % .

Détourné par le passé de son tracé d’origine, subsistent des affluents, défluents ou bras morts constituant l’ancien cours d’eau : le Vieux Vistre, le Rhôny Vieil (ou Vieux Rhôny ), à l’aval du Cailar, sont les principaux.

L’aval du bassin du Vistre devient un champ d’expansion de crue commun au Vistre et au Vidourle en Camargue Gardoise.

Le relief hydrographique s’est adapté au relief disparate du bassin-versant, constituant des ruisseaux à fortes pentes issus des plateaux des Garrigues et des Costières, et des cours d’eau de plaine à écoulement lentique. En dehors des périodes de pluies, de nombreux cours d’eau sont à sec faisant oublier leurs caractères impétueux lorsque surviennent les fortes pluies.

Le réseau hydrographique

Les nappes Vistrenque et Costières

Les nappes de la Vistrenque et des Costières ne sont ni une rivière ni un lac souterrain, concepts exceptionnellement rares dans la nature mais qui habitent pourtant l’imaginaire collectif. Contenues dans un réservoir de sables, cailloux et graviers, l’eau imprègne tous les espaces libres, à la manière d’une éponge, et forme ainsi une nappe. Ce réservoir d’une épaisseur de 5 à 25 mètres repose sur des marnes imperméables. L’eau s’y accumule et s’écoule à travers ces roches. Proches de la surface, ces nappes sont facilement accessibles.

L’alimentation des nappes est assurée par les pluies, principalement en automne et en hiver. Leur proximité avec la surface confère une capacité de recharge exceptionnelle. La circulation et le renouvellement de l’eau dans les nappes de la Vistrenque et des Costières sont plutôt rapides : l’âge de l’eau est compris entre quelques années et une trentaine d’années selon la zone où elle est exploitée.

Cette ressource abondante et productive représente la principale source d’alimentation en eau des villages situés dans la plaine et sur le littoral.

L’aquifère des calcaires des garrigues Nîmoises

L’aquifère des calcaires des Garrigues Nîmoises, moins connu car moins exploité pour l’eau potable, domine la plaine de la Vistrenque au nord et s’étend entre le Vidourle à l’ouest et le Gardon à l’est, au nord de l’autoroute A9. Constitué de dépôts marins, calcaires et marnes d’âge crétacé, son épaisseur est comprise entre 100 et 300 mètres. L’aquifère est affleurant sur le secteur des garrigues puis sous couverture dans la plaine de la Vistrenque. L’eau a créé des fissures dans ces roches voire des réseaux karstiques (Fontaine de Nîmes) et circule globalement en direction du sud-est.

L’alimentation se fait principalement par les précipitations. La Fontaine de Nîmes constitue un point de débordement de l’aquifère, la ressource est cependant limitée comme en témoigne son faible débit en fin d’étiage. L’aquifère des calcaires des Garrigues Nîmoises contribue à l’alimentation de la nappe de la Vistrenque.

Le Vistre, une histoire de revitalisation : découvrez le Vistre en vidéo

Envie de comprendre les évolutions de la rivière de notre territoire au fil de l’histoire. Visionnez ici les deux premiers chapitres de notre docu-série dédiée à sa revitalisation.

LE VISTRE – EPISODE 1/9

Du Mésolithique au Moyen Âge : l’alliance entre l’Homme et la rivière

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